C'est un crépitement sourd qui remplit les oreilles d'aromates
Je peux les sentir sous ma langue, ces sons d'hiver étouffés par le froid
La neige sait se rendre suave aussi dans son discours vengeur
Lorsque le pieds indélicat écrase sous son poids sa pulpeuse froideur
Je ne saurais oublier son univers ouaté venu un jour tarauder mon enfance
Il est des mots dont les sonorités me ramènent aussitôt à la pureté des sens
Ceux là ont un effet instantané car l'univers sur eux s'est en quelque sorte greffé
J'aime à les économiser comme une ressource rare, je les laisse fondre sous la langue, longuement, délicieusement
Ceux là je ne les sors que les jours de grand froid, lorsque mon corps malade rechigne à s'échauffer
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire