mardi 2 février 2010

Ecrire la tristesse

Le bonheur ça ne s'écrit pas me semble-t-il. Il faut le vire, le bonheur, et puis l'écrire, pourquoi pas, une fois repu.

Alors oui, parfois c'est le silence dans ma maison, souvent c'est les vacances.

Je suis heureux, aujourd'hui je le dis parce que j'ai le temps de ne plus être, j'ai le temps de parler, j'ai le temps de me séparer un peu de ce bonheur pour l'y clouer sur d'autres rétines.

La tristesse, ça c'est quelque chose qu'on veut écrire, qu'on veut libérer comme une larme. L'écriture a toujours été pour moi un exutoire. Ce n'est peut-être plus complètement le cas mais ça le reste en grande partie.

Et quand bien même, qu'est-ce que j'aurais donc à dire de si intéressant. Ecrire est fatiguant. Il y a bien un sujet qui me taraude l'esprit par les temps qui courent mais il me faut l'avoir digéré pour vous le présenter. Et il est vaste le bougre!

J'écris donc pour ne rien dire ce soir, pour me rappeler ce que cela fait de tracer quelques lettres sur le papier. Le son que fait la pensée quand elle coule.

Je suis heureux mais l'écrire n'a pas de sens, me parait même indécent. Ce ne sont pas des choses que l'on écrit, on ne lache pas ça à la face du monde comme une provocation. Nous vivons des temps difficiles où le bonheur requiert une sacrée dose d'égoïsme, mais ça... J'ai toujours su faire...

Alors oui, je vais me taire. Encore un peu, vivre l'indicible, vivre sans mots.

Désolé...