On croit avoir forgé le terme entropologie et on découvre, vers 23h57, qu'il a en fait été créé par Lévi-Strauss... Tristes tromperies. Il faudra donc amender le titre de cette entreprise poétique et lui substituer celui d'entropographie. Car c'est avant tout une écriture (graphé) de la dissolution qu'est l'entropographie, et donc une tentative néguentropique d'enfermer en des formes le procès même de leur inexorable défaisement. N'est-ce pas là un projet particulièrement spinoziste? Étudier la nécessité pour employer sa force de décréation à des fins créatrices... Se nourrir, en somme, de la souffrance et du déclin pour produire quelque beauté, et, figer ainsi le devenir en être. Mais au contraire du sage d'Amsterdam, nous n'en aimons pas plus la Substance pour autant, pas plus que le brodequin qui nous broie peu à peu les chairs. Il ne s'agit pas d'aimer voyez-vous mais de sublimer la souffrance -- ou du moins l'endurer.